(Sur Les Rives Du Mississippi Au Mont Denali La Chronique de Saroukath SALIM depuis les USA) 

La surprise nippone a-t-elle été bien réelle au regard de la bonne organisation des "Samouraïs Bleus" du Japon?

Les Japonais ont asphyxié la "Seleção" et ouvert le score à la 29e minute grâce à Kaishu Sano après une perte de balle brésilienne.

La réaction brésilienne au retour des vestiaires est venue du milieu de terrain Casemiro a égalisé de la tête à la 56e minute sur un centre du défenseur Gabriel.

La délivrance est venue sur le gong. Alors que le match se dirigeait vers les prolongations, Gabriel Martinelli a inscrit le but de la victoire à la 95e minute (90'+5) sur une passe décisive de Bruno Guimarães.

Malgré une possession de balle stérile de près de 69 %, les hommes de Carlo Ancelotti ont évité de justesse le piège japonais et rejoignent les huitièmes de finale du Mondial 2026.

L'écho du coup de sifflet final résonne encore comme un cri de libération. La victoire arrachée par le Brésil face au Japon n'est pas un simple triomphe sportif, mais une véritable délivrance sur le gong, un instant suspendu où le destin a choisi son camp à la fraction de seconde où tout allait basculer pour les prolongations.

Alors que le doute s'emparait des cœurs et que le temps s'égrenait comme un couperet, la "Seleção", a transpercé la nuit pour transformer l'angoisse en extase. 

Une manière de prouver que l'âme du football réside précisément dans ces ultimes respirations où un géant comme le Brésil refuse de mourir.

JAPON N'A PAS DÉMÉRITÉ

Ce match a permis de voir la tactique du Soleil Levant (Japon). Ce pays a présenté une géométrie de passes ciselées. 

Conséquence, le souffle sacré du futebol brésilien a souffert en dépit de la danse indomptable peinte en vert et or brésilien.

Pendant 90 minutes, le temps a suspendu son vol. Les vagues japonaises ont déferlé avec la grâce des estampes de Hokusai, face à l'âme brésilienne qui possède cependant ce feu que l'océan ne peut éteindre. 

Le Japon, avec des éclairs et dribbles a lancé le Brésil. Les Japonais ont rappelé au monde que le football n'est pas qu'une romance, et que la tunique de la "Seleção" ne doit pas leur faire peur.

Au terme d'un match d'une intensité tactique étouffante, la "Seleção" a dicté sa loi face à une équipe du Japon héroïque mais impuissante 

Les "Samurai bleus"ont un temps neutralisé le milieu de terrain brésilien grâce à un pressing haut et une discipline de fer. 

Le génie individuel a finalement fait sauter le verrou. Le Brésil a accéléré le rythme en seconde période, asphyxiant la défense nippone par des transitions ultra-rapides. Mais cette organisation parfaite 

n'a pas pu faire tomber ce Brésil-là..

Le Brésil a gagné difficilement. Par cette victoire, les Sud-Américains ont-ils envoyé un message clair à la concurrence?  

L'Afrique en marche du 30 juin 2026 No 1216