La Chronique internationale de Salifou DIAGNE 

La Coupe du monde de football démarre ce 11 juin avec 10 pays africains. Malheureusement, les lois de Trump vont  empêcher arbitres et supporteurs africains d'être à ce régal footballistique mondial à cause des décrets draconiens de l'actuel président des USA. Et si on donnait un carton rouge à Donald Trump ?

Le football se nourrit d'une vérité universelle : la beauté du jeu n'a pas de frontières. Mieux, ses lois appartiennent à la terre entière. Quand la politique d'une Nation comme celle de Donald Trump dresse des murs bureaucratiques sous prétexte de sécurité, elle ne protège rien, elle mutile la fête.

Quand Trump est revenu à la Maison blanche en janvier 2025, sa kyrielle de secrets visait à imposer des lois draconiennes pour accéder aux USA.

Et voici la Coupe du monde confrontée à ces lois. Conséquence,  un arbitre, le meilleur du continent africain est refoulé. 

Les supporters africains, surtout ceux des 10 pays africains qualifiés ne sont pas en reste. Ils sont privés du droit de vibrer au rythme de leurs couleurs. En clair, une offense directe à l'esprit de fraternité. 

Une Coupe du Monde sans les supporters de l'Afrique n'est plus un sommet mondial, c'est un tournoi privé, amputé de son âme, de son rythme et de son génie.

Sans métaphores footballistiques subtiles, il faut condamner sans ambages ces barrières politiques de l'administration Trump.

DONALD TRUMP ET...

Sur le grand rectangle vert de l'existence, les règles sont pourtant claires. Le génie n'a pas de passeport. Le rythme du sport le plus populaire au monde ne doit être l'otage d'aucun décret. 

Pourtant, loin des projecteurs des stades, d'autres lignes se tracent, visibles et rigides, imposées par la plume déconcertante de l'homme le plus puissant du monde.

Vouloir confiner la fête universelle derrière les barrières de l'exclusion est une faute tactique majeure. 

Lorsque la bureaucratie refuse le visa au sifflet qui doit garantir l'équité, c'est l'éthique même du jeu que l'on tacle par-derrière. 

Lorsque les tribunes se voient privées de la ferveur, des chants et des sourires du continent qui a donné au football ses plus belles lettres de noblesse en matière d'animation dans les gradins, le spectacle perd sa couleur. 

Le football ne doit devenir alors le miroir d'une paranoïa nationale, un théâtre triste où les invités sont triés sur le volet de la richesse et non du mérite.

...LE HORS-JEU DES FRONTIÈRES 

Le monde n'est pas un empire cloisonné qui se joue à huis clos. On ne peut pas prétendre célébrer la fraternité humaine grâce au sport-roi tout en verrouillant les portes du stade à ceux qui en détiennent l'énergie vitale. 

Un arbitre privé de sa pelouse est une injustice invisible ; un supporter interdit de voyage est une voix étouffée. 

Lever le drapeau rouge contre des peuples entiers sous couvert de souveraineté n'est pas une preuve de force. C'est l'aveu d'une immense peur du grand large. 

Le vrai football se joue ensemble, sans visa pour la passion.

Malheureusement Donald Trump est si puissant que la Fifa organisatrice du tournoi   assiste aux dérives sans broncher.

Carton rouge à Donald Trump.

L'Afrique en marche du 9 juin 2026 No 1197